Perdue dans mes pensées https://adelea.journalintime.com/ Etats d'âme une jeune femme de 25 ans, perdue dans le tourbillon de la vie et qui ne sait pas ou se mettre. fr 2019-11-12T01:35:39+01:00 https://adelea.journalintime.com/3 3 Je l'ai quitté. Je suis partie. C'est parti de pas grand chose mais j'ai explosé, j'ai dégueulé tout ce qui me trainait en tête depuis quelques temps, il a pris la décision de faire un break, j'ai pris la décision de rompre. Je suis mitigée sur ce que je ressens, je sais que c'était la bonne chose à faire parce qu'outre nos soucis de couple je me suis perdue. Je n'étais pas heureuse la bas, je n'avais aucun but, ma famille me manquait énormément, j'avais besoin de partir, de rentrer. Mais c'est tellement dur... Je n'ai pas de regrets, je me sens soulagée à vrai dire. Mais je Je l’ai quitté. Je suis partie. C’est parti de pas grand chose mais j’ai explosé, j’ai dégueulé tout ce qui me trainait en tête depuis quelques temps, il a pris la décision de faire un break, j’ai pris la décision de rompre.
Je suis mitigée sur ce que je ressens, je sais que c’était la bonne chose à faire parce qu’outre nos soucis de couple je me suis perdue. Je n’étais pas heureuse la bas, je n’avais aucun but, ma famille me manquait énormément, j’avais besoin de partir, de rentrer. Mais c’est tellement dur… Je n’ai pas de regrets, je me sens soulagée à vrai dire. Mais je m’en veux tellement… Je m’en veux de lavoir laissé comme ça, dans un appart à moitié vide, sans prévenir, en laissant juste un petit mot sur la table. Il m’a appelé, il pleurait tellement, et je pouvais le voir à travers la caméra du salon, tourner en rond dans l’appartement, je l’entendais ouvrir et claquer les portes des placards a moitié vides et mon coeur se déchirait en lambeaux. Je n’avais pas pleuré depuis vendredi, ou très peu hier soir. Aujourd’hui je craque pour un oui ou pour un non. Et même si je suis sure de ma décision, partir comme ça au bout de trois ans passés sous le même toit, je n’imaginais pas que ce serait aussi difficile. Mon départ me paraissait si simple et réfléchi…

Tout me paraissait aussi très simple parce que j’ai rencontré S ce week end. S, c’est quelqu’un qu’on tenait absolument à me présenter, avec qui je me suis mise a discuter du jour au lendemain, qui se sentait mal à l’aise étant donné ma situation mais qui m’a énormément soutenue vis a vis de mon départ, m’a conseillé, et m’a rassurée…
S aussi a traversé une rupture il y a peu, plus difficile que la mienne mais très similaire. S c’est mon reflet dans le miroir, c’est ma tête dans le corps d’un autre, c’est ma vision du monde mais d’un point de vue masculin. Et c’est stupide mais j’ai l’impression que c’est lui… Et c’est horrible parce que je ne suis pas patiente, je ne me laisse pas le temps de me retrouver, de me vider de toute cette douleur et toutes ces émotions. Il n’arrête pas de me répéter à quel point c’est important, de se retrouver, de penser à soi, de passer du temps avec soi même après une étape comme celle ci et moi je m’entête à essayer d’attirer son attention, à essayer de lui parler, de peur qu’il m’oublie, de peur qu’il rencontre quelqu’un d’autre entre temps… Je ne suis pas partie pour lui, je serais partie même sans lui, un peu moins rapidement peut-être mais je l’aurais quand même fait. Mais après l’avoir rencontré ce week end, après ce qu’on à partagé, les discussions, quand il m’a prise dans ses bras de manière totalement innocente et ce baiser qui à suivi. Cette éléctricité entre nous, cette connexion qu’il m’a lui même décrite, je n’arrive pas à cesser d’y penser. Je n’arrive pas à me préoccuper de moi même. Il ma rassurée pourtant, plusieurs fois, il est présent, il est la pour moi, un peu distant mais présent. Il s’entête à essayer de me faire comprendre qu’il est important d’oublier tout le reste et de penser à soi. Et je dois y parvenir, je dois me ressourcer, affronter ma tristesse et passer au dessus. Et à côté de ça j’ai tellement envie de le revoir, de pouvoir le toucher à nouveau, lui qui adore ça. Le prendre par la main, le regarder, sentir son odeur… J’ai plongé la tête baissée, le coeur grand ouvert. Je me suis envolée, et j’ai très peur de la chute. "J’ai passé ma vie à te chercher, tu ne va pas te débarasser de moi comme ça" il m’a touchée en plein coeur.
Je ne veux pas qu’il pense être un pansement, je ne veux pas l’accabler avec mes reflexions et mes mésaventures, je ne veux pas l’étouffer, je veux le laisser venir à moi mais j’ai si peur…
Il m’a fait passer ce test, qui définit le type de personnalité que je suis. Et je suis le 2 en prédominant. Je suis dépendante des autres, la peur de l’abandon, la peur de ne pas être apprécié et valorisé, la peur d’être rejeté… Tout m’a paru si clair une fois que j’ai lu le résultat, mon comportement envers lui reflète parfaitement le type 2 et c’est affreux. Affreux d’être dépéndant à ce point, d’avoir peur d’être mal vu, mal aimé, abandonné, peur de ne pas être néécssaire aux autres, peur que les autres ne soient pas dans le besoin de ma personne. C’est triste, vraiment. Et mon couple en à souffert. Je m’étais persuadée que c’était l’autre qui était majoritairement en tort, qu’il ne m’écoutait pas, qu’on ne se correspondait pas, mais en réalité je pense que c’est aussi en grande partie de ma faute.

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2019-11-12T01:35:39+01:00
https://adelea.journalintime.com/2 2 J'ai envie de le quitter. Je n'aurais jamais cru en arriver la, y penser aussi fort. Je n'aurais jamais cru que ce serait aussi évident. Mais je ne suis pas heureuse. Je ne suis pas malheureuse non plus, tout pourrait être bien pire et je suis partagée entre cette envie de retrouver ma liberté, de vivre ma vie, faire des rencontres et tout reprendre à zéro. Mais il y a aussi cet autre sentiment, cette peur de commettre une erreur et de tout perdre. Toute cette stabilité qu'il m'offre malgré ses défauts, ses projets pour nous malgré le fait que je n'arrive pas à me projeter moi J’ai envie de le quitter. Je n’aurais jamais cru en arriver la, y penser aussi fort. Je n’aurais jamais cru que ce serait aussi évident. Mais je ne suis pas heureuse. Je ne suis pas malheureuse non plus, tout pourrait être bien pire et je suis partagée entre cette envie de retrouver ma liberté, de vivre ma vie, faire des rencontres et tout reprendre à zéro. Mais il y a aussi cet autre sentiment, cette peur de commettre une erreur et de tout perdre. Toute cette stabilité qu’il m’offre malgré ses défauts, ses projets pour nous malgré le fait que je n’arrive pas à me projeter moi même. Je suis perdue…
Je sais ce qui m’attend si je reste et je ne suis pas sure d’en avoir envie. Je ne suis pas sure de vouloir acheter une maison avec lui, cette idée me fait terriblement peur. J’ai peur de me retrouver emprisonnée, je n’aurai plus d’échappatoire, et si déjà la je doute alors qu’en sera t’il après ? Dans quelques années ?
J’essaye de me persuader que c’est passager, que cette idée me passera, mais elle ne passe pas, elle me tourne en tête a longueur de temps et j’ai beau la retourner dans tous les sens elle reste la, elle me torture et me fait me poser un millier de questions.
J’ai beau peser le pour et le contre, c’est le contre qui l’emporte. Je n’arrive pas à me focaliser sur le positif. Le contre l’emporte parce qu’il y a trop de différents entre nous, trop de complications la ou il ne devrait pas y en avoir, trop de choses qui m’agacent et me repoussent et je me sens horrible de penser comme ça parce qu’il n’y a que moi qui semble m’en rendre compte.
Je déteste sa relation à l’argent, cette vision qu’il en a. On est totalement différents sur ce point de vue et ça pèse lourd dans la balance. Je n’accorde aucune importance à l’argent, à ce que j’ai sur mon compte en banque, je ne mourrai pas avec de toute façon. Je me ruine à chaque occasion pour lui faire plaisir, je ne compte pas, je veux juste le rendre heureux. Quant a lui… Il compte, c’est bien, mais beaucoup de trop. Depuis deux ans aumoins je quémande des fleurs, parce que j’adore ça, j’adore qu’on me surprenne avec un joli bouquet bien que ce ne soit pas arrivé très souvent, et je n’y ai pas le droit parce que c’est cher, parce que "plus tu réclames et moi je t’en donne" et c’est horrible de penser comme ça. C’était aussi comme ça pour l’attention, les calins, plus tu réclames et moins je t’en donne, j’ai arrêté de réclamer. La dernière fois qu’il m’a proposé de sortir parce que j’étais triste et fatiguée, il est revenu sur sa décision parce que "transférer l’argent d’un compte a l’autre c’est trop chiant j’ai pas envie" mais pourquoi le proposer dans ce cas la ? Mon futur cadeau de noel, apparemment il l’a trouvé, mais il s’est senti obligé de rajouter "ça coute cher hein" mais pourquoi ??????? ?
Je déteste sa mauvaise foi, sa manière de s’adresser à moi quand on est en désaccord. Ses reproches, ses bouderies, ses râleries pour un oui ou pour un non. Cette facilité qu’il a, à taper sur les points sensibles, à parler d’argent que je n’ai pas, à parler de mon travail qui me prend énormément de temps mais que j’adore, à me dire que tout ce qui m’arrive c’est de ma faute peu importe le sujet.
Je déteste sa distance, bien qu’elle soit involontaire la plupart du temps. Il vient vers moi en ce moment parce qu’il doit sentir que quelque chose ne va pas mais j’ai été repoussée tellement de fois parce que je réclamais trop, trop d’amour et d’affection. Comment est ce que ça pourrait être de trop ? Pendant une période je lui demandais beaucoup si il m’aime, et je ne le faisais pas juste parce que je voulais plus d’attention, d’affection, mais justement parce qu’il ne m’en donnait pas suffisamment. Lui décrocher un sourire c’est une bien trop rude tâche. J’ai arrêté d’essayer. J’ai arrêté et je me suis résignée à tellement de choses en réalité… Et je n’arrive plus à vivre avec ça. Je n’arrive plus à me dire "c’est pas grave il est comme ça" parce que moi j’ai changé pour lui, j’ai renoncé à beaucoup de choses, j’ai renoncé à une grande partie de ce que je suis, de ce dont j’ai besoin pour être heureuse. Et je n’arrive plus à être heureuse comme ça...
J’ai peur aussi, peur de m’en prendre une un jour. Et meme si ce n’est arrivé que deux fois, qu’il ne m’a pas frappée mais juste secouée, j’ai peur. Parce que sa justification est affreuse. Sa justification me fait peur. Me dire qu’il ne m’a pas frappée, que c’est pas si grave, qu’il est juste comme ça. Rien ne justifie ça. Pas à mes yeux. Et si c’est moi qui prend, qui subit, sa justification n’a aucune valeur à mes yeux et ça me semble évident.
Je déteste ses jeux, son côté geek que je trouvais mignon au départ. J’ai l’impression de vivre avec un enfant. Ses parties obligatoires le soir. Ses évenements, ses matches à la tv, je n’en peux plus. Et tout ce mal qu’il se donne à essayer de me faire jouer… Ce n’est pas mon univers, ça ne l’a jamais été, et ne le sera probablement jamais.
Je déteste l’entendre répéter jour après jours qu’il est fatigué. Rentrer le soir à 21h exténuée à avoir couru dans tous les sens toute la journée, travailler 6j/7 y compris le dimanche et le voir affalé sur le canapé un soir sur deux à moitié endormi parce qu’il est tellement fatigué. Il en a le droit, certes, mais même moi je ne m’en plains pas autant… A une époque je lui préparais des petits plats, des surprises le soir quand il rentre du travail et que je suis en repos, mais je n’en ai plus envie. Je n’y arrive plus. Je lui ai tellement donné… Sans jamais rien attendre en retour, mais même quand on attend rien en retour de ce que l’on donne on espère quelque part que l’autre y pensera aussi, qu’on est pas le seul à tout donner…

J’ai le coeur gros, le coeur lourd, j’ai mal… Je ne suis plus cette personne positive, vibrante et heureuse que j’étais au départ. Je me sens renfermée, agacée en permanence, à ravaler jours après jour tout ce qui ne me plait pas. La ou avant je ne répondais pas et me contentais d’accepter, maintenant je n’y arrive plus. A chaque désaccord, à chaque remarque, chaque reproche, ce nuage noir dans ma tête grandit, mon âme prend des coups et j’ai mal.

Et j’ai peur qu’avec le temps tout cela empire… J’arriverai, je pense, à accepter certaines choses, mais je ne me résignerai jamais à d’autres, et ma rancune, ma douleur ne feront que grandir… Et je ne veux pas de cette vie la. Je ne veux pas que tout soit aussi compliqué, je ne veux pas avoir à plier, à m’oublier…
C’est peut être un peu idéaliste mais je sais qu’il est possible de vivre dans la compréhension mutuelle, dans l’affection, dans la simplicité, et même si c’est difficile à trouver, je ne veux pas y renoncer…

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2019-11-08T11:07:15+01:00
https://adelea.journalintime.com/1 1 Ca fait un moment que j'essaye de revenir écrire ici mais je n'y arrive pas vraiment. J'ai du créer et supprimer 4-5 journaux avec un premier écrit chacun mais je n'ai jamais approfondi la chose. J'ai pourtant longtemps écrit ici mais le syndrome de la page blanche semble me hanter a chaque fois que je reviens. J'ai toujours adoré écrire, petite j'écrivais des poèmes, ado je venais étaler ma pseudo vie sentimentale ici, remplie d'histoires d'amour plus ridicules les unes que les autres (avec un peu de recul je dois avouer que c'était plutot naze), mes états d'âme, crises Ca fait un moment que j’essaye de revenir écrire ici mais je n’y arrive pas vraiment. J’ai du créer et supprimer 4-5 journaux avec un premier écrit chacun mais je n’ai jamais approfondi la chose. J’ai pourtant longtemps écrit ici mais le syndrome de la page blanche semble me hanter a chaque fois que je reviens.
J’ai toujours adoré écrire, petite j’écrivais des poèmes, ado je venais étaler ma pseudo vie sentimentale ici, remplie d’histoires d’amour plus ridicules les unes que les autres (avec un peu de recul je dois avouer que c’était plutot naze), mes états d’âme, crises existentielles et j’en passe. J’ai toujours écrit beaucoup de négatif, je n’ai jamais ressenti le besoin d’écrire le côté rose de mon quotidien, et c’est peut être pour cette raison que je suis la aujourd’hui.
Je ne peux pas dire que je me sens triste mais je me sens… perdue ? Je pense beaucoup, je ressasse énormément de choses sans arrêt et je finis par perdre le fil.
Je vis avec V, depuis deux ans et demi maintenant et jusque la tout se passait bien, on partageait des projets, de maison, de famille, et j’étais partante a 100%. Je parle au passé parce que depuis quelques semaines je flippe complètement. Je me rends compte que l’engagement me fait peur et que j’ai parfois (souvent) juste envie de m’enfuir et éviter le sujet. J’ai peur parce que je ne suis pas sure d’en avoir réellement envie. Comment a 25 ans peut-on faire des projets pour les 25 ans a venir et se dire ok, ça va marcher ? Comment peut-on se dire oui, tu es la personne avec laquelle je veux passer le reste de ma vie ? Je ne peux pas, je ne réfléchis pas comme ça, je ne suis pas prête à réfléchir comme ça et je ne suis pas sure de l’être un jour.
Je l’aime beaucoup, je tiens beaucoup à lui, on a cette petite vie tranquille, cette petite routine qui me faisait du bien jusqu’a il y a peu de temps encore… Il est stable, il est attentionné, il est rassurant, il a ses petits défauts certes, et certains plus gros que d’autres mais globalement tout va bien, il m’aime et tient à moi, à nous, alors de quoi je me plains ?
Je savais que j’étais quelqu’un de relativement instable, mais je pensais qu’avec V cette instabilité c’était évaporée. Et elle me revient pourtant comme une grosse trate dans la gueule après 3 ans.
Peut être est ce cette petite routine justement qui a pris le dessus, qui m’engloutit dans ses bras lourds et gluants et m’étouffe. Peut etre est ce le travail, mes absences régulières, le manque de sorties, de temps passé juste à deux, de week ends au spa ou je ne sais ou, le manque de partage entre nous, la faute à Netflix, aux portables. Ou peut etre est ce juste moi. Moi et mon instabilité, mon manque de liberté, mon envie de rencontrer et discuter avec des inconnus, mon envie de plaire, de séduire, d’avoir le monde à mes pieds (un peu mégalo, la meuf). Moi et mon envie de me taper G, ou M. Moi et mon envie de me barrer à Paris, de refaire ma vie, d’avoir mon propre appart et ma propre vie. Moi et mon envie de n’avoir de comptes à rendre à personne. Moi et mon égoïsme tout simplement.
J’ai perdu beaucoup de moi même en rencontrant V. J’ai perdu de ma liberté, de mon coté imprévisible, qu’il me reproche à chaque fois qu’elle refait surface. J’ai perdu mes amis (ou ce que je pensais etre des amis, en réalité, mais la j’en ai vraiment plus). J’ai des potes, certes, mais ce sont les siens, j’ai été adoptée dans sa bande de potes mais ce n’est pas la mienne. J’ai personne à qui envoyer un message en sortant du taf a 20h pour aller boire un verre. J’ai quelques amis, certes, avec qui je discute et partage mes émois mais ce n’est pas toujours suffisant. Et parfois je m’en fous, mais parfois j’en chiale. Je suis seule, je me sens seule.
Je n’ai aucun hobby, aucune passion, je me suis auto proclamée workaholic. Je bosse la semaine et les week ends, et mes jours de repos ne sont jamais ceux de V, alors on se croise, le soir, on se vautre sur le canapé devant une top série à suivre et plein de bouffe qui nous fait culpabiliser mais qu’on engloutit quand même.
Ah et la bouffe… Avant de rencontrer V, j’étais a 2-3kg de ce que les meufs un peu obsédées comme moi appellent poids idéal, je m’étais défoncée pendant deux mois et j’avais perdu ces foutus 15kg de gras qui s’étaient accumulés et me faisaient ressembler à une petite patate obèse. Puis je l’ai rencontré, et trois ans plus tard j’ai tout repris, même plus. Et je n’y arrive plus. Je n’arrive plus à me motiver, parce qu’apres tout il m’aime comme je suis et on ne peut pas vraiment me qualifier de "grosse" mais je me déteste. Hier je me suis fait vomir, parce que j’avais prévu de ne rien manger, mais j’ai mangé et j’ai regretté, ce n’était pas arrivé depuis un bail et je dois admettre que c’est dégueulasse, la gueule bouffie et les doigts qui puent le vomi. Mais je me sentais mieux...
Je me me rends compte que j’ai quand même pondu un sacré pavé, tout ça pour que dire que je suis complètement paumée.
Je joue avec le feu, j’ai envie de tout plaquer et en même temps j’ai tellement à perdre.
Quand on me pose la question "est ce que tu l’aimes" je me sens triste. Je ne suis même pas capable d’y répondre. Oui je l’aime mais je l’aime d’une manière… Je sais pas. Je suis habituée à l’aimer, je suis habituée à le lui dire, c’est un amour calme, stable, le genre de je t’aime qu’un couple marié se dirait au bout de 20 ans de vie commune. Et c’est peut etre ça qui me rend triste… On s’aime, je sais qu’il m’aime, et voila, je le sais. Y a pas de surprise. Et je sais que c’est débile de s’en plaindre parce que certaines personnes rêveraient de cette stabilité, mais il me manque quelque chose pour pouvoir gueuler OUI, je l’aime. Et on me dit qu’il est normal que ça se tasse avec le temps, on me dit que c’est la vie, que c’est bien, que c’est stable. STABLE. STABLE STABLE STABLE STABLE. Je déteste le mot STABLE. Je sais que lui nous voit dans 25 ans, qu’il est sur de nous, qu’il nous voit avec des enfants, une maison et un énome husky. Et je nous voyais comme ça aussi, je voulais même que notre fille s’appelle Sybile, je nous voyais dans notre maison, perdus dans nos travaux, je nous voyais nous marier, j’imaginais sa demande (qui me pend au nez d’ailleurs pour l’année prochaine) mais pourquoi je n’y arrive plus ?
J’ai essayé de lui en parler, une fois. Je lui ai dit que je flippais ma race et qu’un crédit sur 25 ans ça me fait peur, parce que tu ne sais pas, tu ne peux pas prévoir ce que sera ta vie dans 10 ans. Il comprend pas. Selon lui si j’ai peur c’est que je crois pas en nous, et qu’on ne marche pas dans la meme direction. Et peut etre que je me voile la face, peut etre qu’il a raison.

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2019-08-28T12:32:00+02:00